mercredi 16 mars 2016



La peur est l’une des grandes émotions debase que nous ressentons, avec la joie, latristesse et la
colère, une réactionautomatique de notre cerveau qui fait réagirtout notre corps. La peur, qui a pour fonctionprimordiale de nous alerter d’un état dedanger, d’une menace, est d’abordphysiologique avant d’être psychologique
1- Les peurs “classiques” (qui apparaissent et disparaissent au rythme du développement de l’enfant)
«  Papa, laisse la lumière allumée, j’ai peur dunoir”, “J’ai peur du monstre caché dans machambre”, «Maman, vient me sauver, il y aune mouche qui m’attaque !! »
Les fantômes, l‘obscurité, les sorcières, lesorages….Chaque enfant connaîtra un jour cespeurs, ces émotions fortes, à des degrésvariables. C’est un passage obligatoire, carelles marquent des étapes dans ledéveloppement de l’enfant. Ce sont des peurstransitoires … Ces peurs sont habituellementamplifiées par leur imagination. Pour laplupart des enfants, ce qu’ils imaginent et laréalité ne font souvent qu’un et ceciparticulièrement chez les enfants ayant untempérament sensible et créatif. Courantes àun certain âge, ne les prenez pas non plus à lalégère ! Elles peuvent empêcher l’enfantd’avancer et les faire souffrir.
Chez nous en ce moment c’est Lou (4 ans) quia des peurs de ce genre : elle a peur du «monstre caché dans les nuages », de « l’indiengéant », peur de « devenir sorcière ». Il esttrès clair que ces peurs sont issues de certainslivres ou certains dessins animés qu’elle a vus.Nous en sommes du coup devenu très vigilant: exit les « blanche neige », « Belle au boisdormant » ou « Bambi »… certaines scènessont réellement trop violentes 
 Les peurs acquises
“Je ne veux pas me laver les cheveux, j’ai peur que tu me mettes de l’eau dans les yeux», « Pas le docteur, j’ai peur qu’il me fasse mal aux oreilles », 
Anne Bacus, psychologue, psychothérapeute et spécialiste de l’enfance, aborde dans son ouvrage « Même pas peur », les peurs acquises qui peuvent être une réelle source de souffrance, renvoyant généralement à une situation déjà vécue par l’enfant. Les peurs dues à un choc, un événement traumatisant ou effrayant dont votre enfant a pu être témoin ou victime peuvent laisser des souvenirs terribles et durables: un accident, une dispute familiale violente, un examen brutal d’un pédiatre… Tentez de trouver les mots justes pour le rassurer et n’hésitez pas à vous adresser à un professionnel si vous vous sentez impuissant.
L’enfant peut aussi acquérir des angoisses en raison d’un manque de confiance ou d’une mauvaise estime de soi. Il est important d’encourager et de louer les efforts de votre enfant afin de renforcer sa 
.confiance en lui et de l’accompagner à dépasser ses peurs



Houssam Byoud                                                                               

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